Histoire(s)

Cycle Belleville-Ménilmontant en images : "Lieux de mémoire et d'histoire ouvrière...", projo-débat à la Bellevilloise


Cycle projections & débats
Belleville-Ménilmontant en images (saison 5)
LIEUX DE MEMOIRE
ET D'HISTOIRE OUVRIÈRE :
LA BELLEVILLOISE

Samedi 19 septembre 2015 à 15h
La Bellevilloise / Le Forum / Entrée libre
19-21, Rue Boyer, 75020, Paris

Le cycle de projections-débats « Belleville-Ménilmontant en images » est une initiative de l'Association Trajectoires et du Collectif Docomoto (animé depuis 2006 par Corinne Léonet, Mohammed Ouaddane et Thomas Peyres), en partenariat avec La Bellevilloise.
 
Habitants, cinéastes, romanciers, artistes, photographes d’hier et d’aujourd’hui et bien d’autres – qui l’ont aussi chanté – nous invitent à cheminer, parfois en promeneur solitaire ou sous l’émotion de l’enfance, dans l’âme si singulière des quartiers de Belleville et Ménilmontant. Héritiers de la Commune, ces quartiers populaires et cosmopolites, terres d’asile et d’accueil de populations aux provenances multiples, en transformation permanente, survivent au mythe. Quartiers ouverts, d’expérimentations sociales et culturelles permanentes ! Quartiers de l’Est parisien qui en appellent d’autres en miroir en France, en Europe et ailleurs.

Après les 4 premières saisons, nous vous invitons à continuer ce voyage entre ici et ailleurs pour ce cinquième cycle de projections-débats « Belleville-Ménilmontant en images ». A l’initiative de l’Association Trajectoires et du Collectif Docomoto et réalisé en partenariat avec La Bellevilloise, les projections-débats se dérouleront à l’Espace Forum de la Bellevilloise en 2015, avec nos rendez-vous du dimanche en fin d’après-midi.

Les séances sont suivies de rencontres et d’échanges. Certaines sont précédées par une ballade de quartier suivant les thématiques choisies. Cette séance du mois d’avril est organisée en partenariat avec  l’Association Belleville citoyenne.

La Bellevilloise : lieu de mémoire et d'histoire ouvrière

La séance du samedi 19 septembre 2015 :
Lieux de mémoire et d’histoire ouvrière : La Bellevilloise

Des années 1870 aux années 1940, les quartiers populaires fortement communards et communistes de l’Est parisien forment un bastion politique d’importance, une  « véritable montagne ouvrière d'où le peuple descend vers le centre pour se rendre au travail ». Mais dès les années 1950, ce monde ouvrier va peu à peu disparaître ne laissant que le pittoresque d’une culture ouvrière passée campée par des personnages de cinéma.
Dans l’Est parisien, il existe encore des lieux  emblématiques de la mémoire et de l’histoire ouvrière des quartiers de Belleville-Ménilmontant, c’est le cas de l’ancienne coopérative ouvrière la Bellevilloise – et de biens d’autres -  reconvertis aujourd’hui en lieux culturels.
La Bellevilloise : un lieu de mémoire du Belleville populaire et résistant
La Bellevilloise, fondée aux lendemains de la commune de Paris, fut une des plus importantes sociétés du mouvement coopératif français. Non seulement coopérative de consommation mais aussi lieu d'expérimentation de la solidarité et de la socialisation politique, lieu de création d'oeuvres sociales, éducatives et culturelles, lieu répondant aux besoins des habitants du quartier tout en ouvrant sur de nouveaux horizons à travers le cinéma, le théâtre, les concerts... Au-delà de la référence à cette coopérative, le bâtiment de la Bellevilloise demeure aussi un lieu de mémoire d'une tradition d'organisation et de résistance du Belleville populaire qui a traversé les XIXe et XXè siècles.

• de 15h à 18h - Débat-diaporama et projections d’extraits de films
Après une mise en contexte sur l’histoire économique, sociale et politique du monde ouvrier de l’Est parisien, l’historien  Pierre-Jacques Derainne évoquera un des lieux emblématiques de cette histoire ; autour notamment d’un diaporama commenté sur l'inscription de la coopérative la Bellevilloise dans l'histoire de la solidarité populaire dans le Nord-est parisien.
Avec la participation (et sous réserve) de l’historienne Danièle Tartakowsky et de l’historien Jean-Jacques Meusy, auteurs de l’ouvrage « La Bellevilloise (1877-1939) : une page d’histoire de la coopération dans le mouvement ouvrier ». Editions Créaphis, 2011.
Suivi d’un échange avec le public

Cette séance sera suivi d'une balade patrimoniale le dimanche 20 septembre à 14h30 sur le thème "Belleville, quartier ouvrier", animée par Patrick Bezzolato.
Lieu de part de la ballade à 14h15 : parvis de l'Eglise Saint-Jean Baptiste de Belleville -  Métro Jourdain (ligne 11). Réservation indispensable (auprès de l’association Trajectoires au 06 11 29 59 18).


LA BELLEVILLOISE
19-21, Rue Boyer, 75020, Paris
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"Lire la ville : le 20e arrondissement ", conférences de Denis Goguet et Marie-Claude Vachez au Pavillon Carré de Baudouin


Visuel de Lire la ville, séries de conférences de Denis Goguet et Marie-Claude VachezLire la ville : le 20ème arrondissement
Le 20ème en littérature

Une conférence de Denis Goguet et Marie-Claude Vachez
Le regard de trois écrivains : Jean-Jacques Rousseau, Gustave Geffroy, Georges Pérec

Samedi 13 juin 2015 à 15h 

Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin

Entrée libre, sans réservation, dans la limite des places disponibles

Comment se forme une ville ? Quelles sont les strates successives qui constituent son territoire ? Les paysages ruraux et urbains se façonnent à partir du relief, du sol et des cultures et se transforment avec l’activité humaine.
À la suite de la série de conférences « lire la ville » de l’année passée, ce nouveau cycle propose une plongée dans l’histoire et l’urbanisme du vingtième arrondissement. D’où viennent les formes urbaines actuelles ? Avant la ville, avant le mur des fermiers généraux, avant le vingtième arrondissement : quelles sont les origines de notre territoire et qu’en reste-t-il aujourd’hui ? La formation des villages autour des cultures agrestes conditionne la nature des constructions, l’exploitation de matériaux, la captation et la distribution des eaux structurent petit à petit les paysages urbains. Nous proposerons une lecture des traces laissées par l’histoire des deux villages que furent Belleville et Charonne.
« Ne pas essayer trop vite de trouver une définition à la ville, c’est beaucoup trop gros, on a toutes les chances de se tromper. » Ainsi commence le premier chapitre de la rubrique consacrée à la ville dans le livre Espèces d’espaces de Georges Perec. La ville est aussi une histoire d’atmosphère, de regards et de perception que nous donne la littérature. C’est à travers le récit du parcours dans le 20e arrondissement de trois écrivains du XVIIe au XXe siècle que se conclura ce cycle !

Marie-Claude Vachez est architecte-urbaniste indépendante, après avoir exercée comme salariée pendant une trentaine d’années. Dans un office intercommunal HLM de la région parisienne, et des réseaux associatifs notamment, elle a pu appréhender la complexité de l’histoire de la ville et de ses composantes.
Passionné d’histoire locale, Denis Goguet participe en 2012 au colloque L’accident de Ménilmontant, où il retrace le chemin emprunté par Jean-Jacques Rousseau le 24 octobre 1776 à travers les vignes et prairies de Belleville et Charonne. Féru de vieux papiers, il fréquente les Archives nationales pour exhumer des documents originaux pour apporter un regard neuf sur l’histoire de nos villages.

Ce cycle de conférences "Lire la ville" s’insère dans l’'Invitation aux arts et aux savoirs : la Mairie du 20ème arrondissement vous invite chaque année à un riche parcours à travers les arts et les savoirs. Que vous soyez novice ou érudit, des conférenciers de qualité viennent partager avec enthousiasme leurs connaissances et vous communiquer leur(s) passion(s).
Plusieurs cycles de conférences sont proposés de novembre à juin en partenariat avec l’association Paris culture 20e. Celles-ci ont toutes lieu à l’Auditorium du Pavillon Carré de Baudouin. L’entrée est gratuite. En savoir plus...

Situé à l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue de Ménilmontant, le pavillon Carré de Baudouin est un espace culturel géré par la mairie du 20e arrondissement avec la Mairie de Paris. Il accueille toute l’année des expositions et conférences en accès libre

Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant, 75020, Paris
Tél : 01 58 53 55 40
Accès : Métro Gambetta (L3)
Bus lignes 96 et 26 (arrêts Pyrénées ou Ménilmontant)
Ouverture du mardi au samedi de 11h à 18h - Fermé les jours fériés

 

Histoire de l'urbanisme et de l'architecture de l'Est parisien : cycle de conférences à la Mairie du 11ème arrondissement


Conférences
HISTOIRE DE L'URBANISME
ET DE L'ARCHITECTURE
DE L'EST PARISIEN


du 12 février au 3 juin 2015 de 19h à 21h
à la Mairie du 11ème arrondissement
12, place Léon Blum, 75011, Paris
(métro Voltaire)

Mercredi 3 juin 2015 à 19h
L’art de la couture urbaine : « Quartiers anciens, Approches nouvelles » (1975-2015)

L’Est parisien est bien connu de tous pour les symbolismes politiques et sociaux qu’il charrie, mais cette spécificité n’est pas sans conséquences du double point de vue de l’architecture et de l’urbanisme parisien. Les paysages faubouriens, leur cadre bâti et leurs espaces publics, en sont les reflets.

À travers une série de conférences conduites par Pauline Rossi, doctorante en histoire de l’architecture, la Mairie du 11ème arrondissement se propose d’offrir aux faubouriens d’aujourd’hui quelques clés de lecture pour apprendre à observer leurs quartiers.
Mêlant les grandes lignes de l’urbanisme et de l’architecture de la ville-lumière et la petite histoire, plus humble, des confins de la capitale, ces conférences permettront de comprendre les charmes faubouriens de l’Est parisien du milieu du XIXᵉ siècle à nos jours.
Comment les faubourgs ont-ils été en partie redessinés au XIXᵉ siècle ? Que sont-ils devenus au XXe ? Quelles perspectives se dessinent pour eux au XXIᵉ ? Voilà autant de questions qui seront abordées au fil des synthèses et à travers des études de cas sélectionnées dans le
faubourg Saint-Antoine, à Ménilmontant, Belleville et, au-delà, autour des principales portes de l’Est parisien.

Histoire de l'urbanisme et de l'architecture de l'Est parisien
Histoire de l'urbanisme et de l'architecture de l'Est parisien

 

"Le canal Saint-Martin, gueule d'atmosphère ouvrière", visite guidée gratuite avec Alain Rustenholz et Histoire & Vies du 10ème


Histoire & Vies du 10e
vous invite à la

« LE CANAL SAINT-MARTIN,
GUEULE D'ATMOSPHÈRE OUVRIÈRE »

une visite d'Alain Rustenholz

samedi 11 avril 2015 de 14h à 16h45
rendez-vous devant la Rotonde de la Villette
6-8, palce de la Bataille de Stalingrad, 75019, Paris

Visite gratuite

Le canal Saint-Martin, destiné à couper une boucle de la Seine entre le quai Henri IV et la ville de Saint-Denis, naît dans la spéculation foncière, comme le montre si bien Balzac dans César Birotteau. Il fait bientôt de ses berges le faubourg industriel du 19ème siècle. Puis ce même canal, qui a concentré les ouvriers, leur fournit, quand ils s’insurgent, « une ligne de défense formidable
» : en juin 1848, « il fallut du canon pour emporter les barricades élevées sur les deux rives à l’entrée du faubourg du Temple », se souviendra La Bédollière ; les troupes de Lamoricière n’y parviendront qu’au bout de cinq jours. Dès 1859, le Second Empire fera donc couvrir un bout du canal, de la rue Rampon à la Bastille, de sorte que sa cavalerie ne puisse plus y être stoppée.


Visite du canal Saint-Martin par Alain Rustenholz
 

"Un natif du 10e, Gaston Leroux, journaliste et romancier" : une conférence de Patrick Eveno à la Mairie du 10ème


Histoire & Vies du 10e
présente

UN NATIF DU 10ème, GASTON LEROUX,
JOURNALISTE ET ROMANCIER

une conférence de Patrick Eveno

Jeudi 26 mars 2015 à 19h
à la Mairie du 10ème (salle des fêtes)
72, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010, Paris

Entrée libre

Gaston Leroux, né en 1868 au 66, rue du Faubourg Saint-Martin (Paris 10ème), entame une carrière d’avocat, mais très vite il devient chroniqueur judiciaire pour les grands quotidiens parisiens. Il est ensuite grand reporter. En 1907, il publie son premier roman ayant pour héros Joseph Rouletabille, Le Mystère de la chambre jaune. En 1913, il commence les aventures de Chéri-Bibi. Nombre de ses romans sont adaptés pour le théâtre et le cinéma. Gaston Leroux meurt en 1927.



Affiche de la conférence
 

Programme des conférences de l'Association d'Histoire et d'Archéologie du 20ème arrondissement


LE QUARTIER DES AMANDIERS
De l'Îlot insalubre à la Zone d'Aménagement
Concertée, l'histoire d'une réhabilitation


Conférence de Pauline Rossi

proposée par l'AHAV

Mercredi 18 mars 2015 à 18h30
à la Mairie du 20ème arrondissement

6, place Gambetta, 75020, Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles


 

Histoire & Vies du 10ème : parution du Bulletin n°11, consacré aux articles sur les conférences 2013 et 2014


Histoire er Vies du 10ème arondissement

Histoire & Vies du 10ème a le plaisir de vous annoncer la parution du Bulletin n° 11 - voir le sommaire ici -  consacré à ses conférences tenues au cours des deux dernières années.

Lire le résumé des articles
 

« Vue de Paris prise des hauteurs de Belleville », par de Grevenbroeck - 4ème partie : « Le regard de la rue Saint-Maur »


« Vue de Paris prise des hauteurs de Belleville »
par Charles-Léopold de Grevenbroeck

Voir tous les articles sur le sujet

Quatrième partie
Le regard de la rue Saint-Maur

Vue de Paris depuis les hauteurs de Belleville, de Charles de Grevenbroeck, 1741

Détail de la gravure de Philippe Nicolas Milcent datant de 1736
Gravure de Philippe-Nicolas Milcent (1736) détail (photo DG)

Au centre de l’image, un petit bâtiment intrigue tant par sa forme que par sa fonction. C’est un regard, comme nous avons l’habitude d’en apercevoir rue des Cascades ou ailleurs, mais celui-ci est particulier. Il assurait, comme nous allons le voir, la redistribution de l’eau collectée sur les hauteurs de Belleville.

On pense retrouver en 1672 sur le plan de Jouvin de Rochefort ce même regard sous le nom de réservoir, mais le lanternon représenté par Milcent n’a rien à voir avec ce dernier.

Détail du plan de Jouvin de Rochefort de 1672
Plan de Jouvin de Rochefort (1672) détail (photo DG)

En effet, comme on redessinait au début des années 1730 le chemin de Ménilmontant, on en profita pour moderniser le réseau d’adduction d’eau. Cela passait par un accord, signé les 12 et 13 mai 1733 [ 1 ] entre la Ville de Paris, le Prieuré de Saint-Martin des Champs et le Grand Prieuré du Temple.

Le regard Saint-Martin

Il se situe actuellement au 42-44, rue des Cascades, et serait, nous dit Emmanuel Jacomin [ 2 ], à l’emplacement de l’antique Fontaine de Savies (12ème siècle), bassin artificiel dont les eaux provenaient, après captage, du lieu-dit « les Rigaulnes ». Un regard voisin se trouve sous un bâtiment qui a été détruit récemment, au 47, rue de l’Ermitage : celui des Petites Rigolles.

Nous ne savons rien du bâtiment originel, qui a été reconstruit en 1633, puis en 1722. Sur une pierre de façade est inscrit 1804, date probable de travaux postérieurs. Ceux de 1633 et 1722  ont été réalisés conjointement par Saint-Martin des Champs et le Temple, qui partageaient avec le Prieuré (à partir de quelle date ?) la collecte et l’acheminement de l’eau vers Paris.

La Commission du Vieux Paris vint, le mercredi 5 octobre 1898, rue des Cascades et rendit compte de sa visite à ses lecteurs [ 3 ] après avoir exposé rapidement que :
« La butte de Belleville est à sa surface, formée géologiquement d’une façon homogène et à peu près uniforme. Le sol immédiat est sablonneux [ 4 ] et recouvre à peu de profondeur une masse de marnes vertes imperméables ; cette disposition fait que les eaux répandues à la surface sont rapidement parvenues, après infiltration à la couche de marne sur laquelle elles glissent et forment une nappe dont l’importance varie suivant l’humidité de l’atmosphère et l’abondance des pluies. »

Travaux au 143, rue de Ménilmontant en automne 2012
Travaux au 143, rue de Ménilmontant à l'automne 2012 (photo DG)

Travaux rue Orfila en automne 2012
Travaux rue Orfila à l'automne 2012 (photo DG)

Le regard de Saint-Martin des Champs (et du Temple), reproduit ici vers 1650, était alors légèrement en retrait du chemin et entouré de vignes dont le nom des propriétaires est figuré. On lit : « Les canaux des fontaines de Messieurs les religieux des Abbayes et Grand-Prieuré de Saint-Martin et du Temple sont le long de ce chemin. »

Plan de la parcelle de 58 perches où se trouve le Regard de Saint-Martin des Champs et du Temple
Plan de la parcelle de 58 perches où se trouve
le Regard de Saint-Martin des Champs et du Temple
[ 5 ] (photo DG)

"Les abattoirs de la Villette", conférence gratuite à la Direction des services d'Archives de Paris


LES ABATTOIRS DE LA VILLETTE
Conférence de Jacques Brice
et Jeannine & Alain Vedovato


Jeudi 15 janvier 2015 à 17h
à la Direction des services d'Archives de Paris
18, boulevard Sérurier, 75019, Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Affiche de la conférence
 

"L'histoire du cinéma français - Léon Gaumont à Belleville", conférence à la Maison du Combattant et des Associations du 19ème


L'HISTOIRE DU CINÉMA FRANCAIS
LÉON GAUMONT À BELLEVILLE

Conférence de Jeannine & Alain Vedovato

Jeudi 11 décembre 2014 à 14h
à la Maison du Combattant et des Associations du 19ème
20, rue Edouard Pailleron, 75019, Paris

Participation de 7 € - Places limitées - Inscriptions
avant le mercredi 10 décembre 2014 au 01 40 40 27 80 (ou 81)

Affiche de la conférence
 

"Les abattoirs de la Villette", conférence gratuite à la résidence Alice Guy


LES ABATTOIRS DE LA VILLETTE
Conférence de Jacques Brice
et Jeannine & Alain Vedovato


Jeudi 4 décembre 2014 à 14h30
à la résidence Alice Guy
8-14, rue de Colmar, 75019, Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles
Affiche de la conférence
 

« Vue de Paris prise des hauteurs de Belleville », par de Grevenbroeck - 3ème partie : « Les ormes du chemin de Ménilmontant »


« Vue de Paris prise des hauteurs de Belleville »
par Charles-Léopold de Grevenbroeck

Voir tous les articles sur le sujet

Troisième partie
Les ormes du chemin de Ménilmontant

Vue de Paris depuis les hauteurs de Belleville, de Charles de Grevenbroeck, 1741

Détail de Vue de Paris depuis les hauteurs de Belleville, de Charles de Grevenbroeck, 1741

« Le chemin qui du rempart y conduisait était raide et escarpé. La pente y fut adoucie, redressée et alignée en 1732, deux ans après, le Roi donna l’ordre de planter les arbres qui sont des deux cotés ».  [ 1 ]

On repère sur la peinture de Grevenbroeck, sur la gauche, un chemin bordé de 3 moulins et de quelques habitations. Il s’agit de toute évidence d’une représentation du chemin de Ménilmontant (actuelle rue Oberkampf) et on peut supposer que les deux moulins à droite sont ceux connus [ 2 ] sous le nom de moulins de Charonne, et que le moulin à gauche du chemin est celui du Petit-Orme, tous déjà présents sur le plan de Jouvin de Rochefort de 1672.

Détail du plan de Jouvin de Rochefort de 1672
Plan de Jouvin de Rochefort (1672) détail

Le groupe de maisons qui part de l’angle du chemin de Ménilmontant et de la rue Saint-Maur est représenté en grisé sur le plan ci-dessus.

Détail de la gravure de Philippe Nicolas Milcent datant de 1736
Gravure de Philippe-Nicolas Milcent (1736) détail

Sur la gravure de Milcent, on retrouve la même disposition : le groupe des deux moulins, le moulin seul de l’autre coté du chemin, puis les maisons, une bâtisse imposante à l’angle de la rue Saint-Maur, puis un chapelet de constructions plus modestes en montant. Mais on remarque également le long du chemin une double rangée d’arbres, absente de la peinture de Grevenbroeck.

Alors Milcent a-t-il rêvé, en 1736, d’un beau chemin arboré ? Ou Grevenbroeck a-t-il oublié de le représenter en 1740/1741 ? Ou bien a-t-on eu besoin de bois de chauffage entre 1736 et 1741 ?

"Les Cris de Belleville", d'Illich L'Henoret, 10 récits de vie et de mort dans le quartier de Belleville au 19ème siècle


Couverture du livre Les cris de BellevilleLes Cris de Belleville
d'Illich L'henoret
Editions Autres Temps

Sortie mi-novembre 2014

Les Cris de Belleville, ce sont dix récits de vie et de mort dans le quartier de Belleville au 19ème siècle. Le point de départ de chacun est un extrait de journal tiré de la presse de l’époque. Le fait divers reproduit en exergue est authentique, pour le reste ce ne serait que pure coïncidence…

L’insurrection de 1848, la guerre de 1870, la Commune de Paris, les travaux haussmannien, la révolution industrielle… À Belleville comme ailleurs, la petite histoire croise la grande.
En quelques décennies, le paisible village se métamorphose en un immense faubourg ouvrier à l’âme rebelle et à la mauvaise réputation... où le tout Paris rêve néanmoins de finir ses jours dans  le fameux cimetière du Père-Lachaise. Les morts n’ont peur de rien !

+ d'infos sur la page Facebook des Cris de Belleville